Interview de Catia D'Amore

Interview de Catia D'Amore

Medeya : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?
Catia D’Amore : Je m’appelle Catia D’Amore, je suis née à Lausanne en 1972, de parents italiens. La peinture et la créativité m’ont toujours intéressé. Enfant puis adolescente, je souhaitais intégrer l’école des Beaux Arts de Lausanne. Finalement, je ne sais par quel truchement, j’ai fais des études de dessinatrice en bâtiment. Ce n’est qu’en 2010 que la peinture a refait surface dans mon quotidien.

Trou de ver


Medeya : Pratiquez-vous la peinture pour votre loisir ou en tant que professionnelle ?
Catia D’Amore : Je pratique la peinture en tant que jeune artiste peintre. Parmi deux autres activités qui mises ensemble apportent équilibre et dynamisme au tout. Je suis thérapeute en massage et en drainage lymphatique depuis 10 ans, et j’écris régulièrement des articles ou des interviews dans le domaine de la santé et du développement personnel.

Medeya : Quel a été le parcours professionnel et/ou artistique qui vous a forgé en tant qu’artiste ?
Catia D’Amore : La vie, les rencontres, les choix. Un ensemble de choses peu définissable qui le moment opportun se sont exprimés sous la forme de l’acrylique sur toile.

Amour en transition


Medeya : Pourquoi avoir choisi la peinture comme mode d’expression plutôt qu’un autre ? Quel a été le déclic ?
Catia D’Amore : Ma compagne crée, elle aussi, des poteries et des papiers découpés notamment. En l’observant, cela a réveillé la créativité que je n’avais pas exprimée sur un support depuis presque 20 ans. Cela a pris quelques mois, puis cela s’est déclenché en 24heures. Lors d’une visite chez un ami, j’ai découvert sa salle de bain en chantier. Il recouvrait totalement sol et murs de petits cailloux collés les uns aux autres. J’ai trouvé cela très beau, mais surtout, très semblable à mes capacités. Le lendemain, lors d’une exposition de peinture, j’ai découvert une artiste suisse qui réalise des toiles avec des points de peinture. Tout s’est aligné, et j’ai commencé à peindre.

Eclipse


Medeya : Votre vie et ses étapes influencent-t-elles votre art et de quelle manière ?
Catia D’Amore : Oui, bien-sûr. Tout EST influence. Un rêve, la disparition d’un être cher, une relation, l’actualité, la spiritualité.

Medeya : Comment définiriez-vous votre travail artistique ? Que dites-vous de vos œuvres à quelqu’un qui n’a jamais vu une de vos œuvres ?
Catia D’Amore : C’est un travail méditatif. Les points imposent un rythme qui installe une sorte de « transe ». J’apprécie qu’ils me prennent du temps. L’intention de départ est très souvent bousculée par l’identité propre de la toile, qui se développe, au fur et à mesure que mon attention sur le travail s’intensifie.

La danse du lézard

Medeya : Pourquoi ces choix de sujet, de technique, de style ?
Catia D’Amore : Les sujets viennent à moi. Quelque chose me touche, puis disparaît de ma conscience pour parfois revenir sous la forme d’une toile. La technique est d’inspiration aborigène, mais pas seulement. Les aborigènes peignent leur monde intérieur, leur monde onirique. De ce point de vue, je me sens proche d’eux.

Le père

Medeya : Qu’est ce qui, de façon générale influence votre peinture (peintre, cinéma, musique, auteur…) ?
Catia D’Amore : Ce sont les émotions qui influencent mon travail. La musique est mon plus grand fournisseur d’émotion. Lors de la création de la toile Eclatement qui a gagné le premier prix RankArt, je me suis laissée envelopper par l’univers de l’auteur Anders Trentemøller et son morceau « Miss you ».

Le fils la adama

Medeya : Quel est le point de départ d’un tableau, la genèse d’une œuvre (un schéma, une image, le hasard, l’imagination seule, un peu de tout ça) ?
Catia D’Amore : Quelque chose à un moment se cristallise, puis je laisse faire le monde intérieur, onirique.

Le sablier

Medeya : Avec quel peintre d’hier auriez-vous aimez vous entretenir ? Et pourquoi ?
Catia D’Amore : Michel-Ange, parce que je l’imagine à la vie intérieure débordante.

Medeya : Et parmi vos contemporains ?
Catia D’Amore : Les sœurs Petyarre en particulier Anne Petyarre. Sa technique me fait pâlir d’envie, c’est un modèle pour moi.

Shamanic turtle

Medeya : Pouvez-vous nous citer un tableau que vous rêveriez de voir en vrai ? Pourquoi ce tableau ?
Catia D’Amore : Toutes les toiles d’Anne Petyarre, parce qu’elles me touchent.

Medeya : Selon vous, à partir de quel moment un peintre, un photographe, un musicien… devient un artiste?
Catia D’Amore : Je crois qu’il est d’abord un artiste, puis ensuite seulement il est autre chose, peintre, musicien ou photographe.

Spring energy

Medeya : Quelle est l’exposition d’un autre artiste qui vous a le plus marqué ?
Catia D’Amore : Je n’ai pas vu de nombreuses expositions, mais de façon générale, l’art abstrait me touche d’avantage, peut être parce qu’il exprime quelque chose d’indicible.

Medeya : Quel est votre plus fort souvenir d’exposition personnelle et pourquoi ?
Catia D’Amore : Ce chapitre n’a pas encore été écrit, ou en tout cas il ne s’est pas encore dévoilé à moi.

La Neuvième de Beethoven

Medeya : Artistiquement parlant, y a-t-il un rêve que vous n’avez pas encore réalisé ?
Catia D’Amore : Un rêve, pour une fois, totalement matériel; recevoir une commande de plusieurs toiles par une galerie, une fondation, ou un particulier.

Medeya : Quelle est votre actualité artistique ? Quels sont vos projets artistiques ?
Catia D’Amore : Depuis le début de l’année 2015, j’ai exposé dans trois lieux différents, je souhaite continuer dans cet élan. Pour les projets, je souhaite pourvoir améliorer la technique pour augmenter la liberté de réalisation.

The end of summer

Medeya : Pour se faire une idée de votre personnage de façon plus générale, j’aime bien soumettre à nos artistes invités les questions un peu naïves du thème de l’île déserte…
-Sur une île déserte vous emportez…
*Quel film ? Eternal sunshine of the spotless mind.
*Quel livre ? La bible.
*Quelle musique ? Les tubes des années 80’, pour chanter !
*Quel objet ? Un couteau suisse.
*Lequel de vos tableaux ? Origines.

Origines

Medeya : Quel voyage aimeriez-vous encore faire ?
Catia D’Amore : Marcher en Patagonie.

Medeya : Quelles étaient vos ambitions d’enfant pour votre vie d’adulte ?
Catia D’Amore : Être heureuse et en paix.

Merci Catia !
Retrouvez Catia D'Amore sur son site Web et sur sa page Facebook.

Dernière modification : 11 juil. 2016